Déambuler, au petit matin, dans les rues de Paris est un loisir inestimable pour Flynn. De nos jours plus personne ne déambule. Il y en a bien qui marchent, qui courent, mais très peu qui déambule. Il faut dire que pour Flynn, déambuler est un art. Sans but, sans repère, se déplacer sans intention, voilà une très belle façon de déambuler. Il avait constater plusieurs fois que ses sens était plus affutés lorsqu’il déambulait que lorsqu’il marchait vers un but précis. Une sorte de pleine conscience de son environnement se mettait en place.
Ce matin ne dérogeait pas à la règle. Le ciel était dégagé, le temps était aussi doux qu’il peut l’être au petit matin d’un mois de juin. Il pouvait sentir les viennoiseries de la boulangerie du coin envahir l’atmosphère de leur odeur délicieuse. Il ne savait pas très bien où il allait mais il y allait. Chaque jour avait une allure différente mais il croisait les mêmes visages. Mais personne qui déambulait. Des personnages dans l’obligation d’être ici, dans ce présent là. Flynn était le seul qui y était par sa propre volonté.